titre
image1
image2
fr de en
news
Articles français
Paf, une claque, et hop, un édredon glissé sous la méchanceté du monde. Le second long métrage du Lausannois Baier, 32 ans, après Garçon stupide (2004), est doux et secoue, se fout de déplaire sans y arriver. On a beau l’avoir déjà vu deux fois qu’on n’a qu’une idée en tête : y retourner une troisième pour gratter le mystère de sa jubilation.
(…)De fait, cette joyeuse équipée a pour but de pousser l’identité dans les orties, de cracher sur les nationalismes et sexismes poilus sous le prétexte (assez convaincant) que nous sommes tous des Juifs polonais.
Eric Lioret, Libération, 5 décembre 2007

Le film de Lionel Baier est l’une des meilleures choses qui soit arrivée au cinéma suisse depuis Jean-Luc Godard et Alain Tanner.(...) Première bonne nouvelle: on peut être derrière et devant la caméra sans que l’une des deux casquettes n’embarasse l’autre. Lionel Baier est un réalisateur inspiré et un comédien attachant. Est-il vraiment le Lionel du film? Seconde bonne nouvelle: on se fout de la réponse. Car le film sonne vrai, ce qui n’est pas forcément synonyme de vérité. À la tendresse et la sincérité, Baier ajoute le burlesque, subtil mélange qui marque définitivement le film du sceau d’un véritable auteur. Mais tout cela ne serait rien sans le charme incroyable des comédiens. Lionel Baier séduit par son jeu naturel et sensible, tandis que Natacha Koutchoumov s’impose en soeur déconcertée, un rien butée. Ils sont justes, de bout en bout. Chapeau.
Charlotte Lipinska, Têtu, décembre 2007

Certains films prennent à chaque instant tellement de risques que l'on ne sait jamais comment ils vont pouvoir continuer, quel plan va suivre celui que nous regardons et, dans le cas de «Comme des voleurs (à l'est)» de Lionel Baier, admirons - ce qui rend les choses plus périlleuses. Mais ils avancent, ces films imprévisibles et si cohérents, d'une cohérence réinventée et régénérée de plan en plan, de séquence en séquence. Ainsi de «Comme des voleurs (à l'est)». Dans certains films, on ne sait jamais non plus quelles répliques vont venir à la bouche des personnages mais elles viennent, percutantes, inattendues et cependant logiques, on le découvre au moment où elles arrivent. Ainsi dans «Comme des voleurs (à l'est)» car il n'y a pas de mots d'auteur dans ce film et, de même que les images, splendides, toujours justes et nécessaires, ces répliques et ces dialogues prennent leur juste et nécessaire place dans l'oeuvre qui se construit idéalement sous nos yeux. Oui, dans «Comme des voleurs (à l'est)», les images, plans, séquences, dialogues, les personnages et les acteurs qui les représentent, le réalisateur et son équipe, tous savent se tenir les coudes. Ils racontent ensemble la très libre histoire d'un frère et de sa soeur, histoire grave et gaie qui joue du temps et de l'espace, des origines et de la géographie de manière troublante. Ils font un road-movie qui pour une fois va vers l'Est, où il se produit des rencontres et se passe des choses auxquelles on ne s'attend jamais. Ils font du cinéma.
Jacqueline Artus, Le Nouvel Observateur, 31 janvier 2008

Liés d’une tendresse profonde, frère et soeur semblent deux faces d’une pièce unique où alternent passion et raison. Ils rencontreront diverses âmes slaves dont toutes ne sont pas séraphiques, une compatriote casse-couilles, un beau jeune homme sensuel et réservé, Stan (Michal Rudnicki), dont Lionel va savourer le parfum de poire vanillée, pour lui celui du désir.
Les dialogues qui ourlent un scénario impeccable sont au petit point, comme les acteurs dont certains réalisent ici leur première expérience. Un chercheur d’or ne sait jamais s’il va trouver cendres ou pépites.
Dominique Widemann, L’Humanité, 5 décembre 2007

Lionel Baier, dont on avait bien aimé Garçon stupide, a décidément bien des qualités. Un vrai goût de la fantaisie. Le sens des répliques (« Votre fils veut se marier avec une femme et vous trouvez ça normal ? », hurle Lucie à ses parents, dépassés). Juste ce qu'il faut d'ironie sur la Suisse (morne source d'ennui) et d'autodérision (l'amour du jeu se confond, par moments, pour Lionel, avec celui du je). Il a surtout une pointe de tendresse très séduisante lorsque la comédie vire au road-movie en Pologne, pour permettre au frère et à la soeur de redevenir complices.
L'entente visible du réalisateur avec son interprète - Natacha Koutchoumov, déjà formidable dans Garçon stupide - rend encore particulièrement cocasse et émouvante l'escapade, sur fond de Ravel, de ces deux ados prolongés, sur le point de renoncer à leur enfance...
Pierre Murat, Télérama, 5 décembre 2007

Le jeu étrangement décalé, distillant une impression d'improvisation, des protagonistes principaux, la veine un rien nombriliste du propos, accouchent d'un ton sympathique, qui ne laisse pas indifférent.
Jean-Luc Douin, Le Monde, 5 décembre 2007

De Lausanne à Varsovie, la quête identitaire installe une vraie complicité entre frère et soeur, révèle l’humanité des personnages de rencontre, noue des émotions pures et exprime la poésie du réel. Scénariste, réalisateur et interprète, Lionel Baier (“Garçon Stupide”) n'évite pas les excès narcissiques, mais impose sa formidable liberté de ton, son intelligence pétillante et son humour ravageur. Il serait dommage que cet épatant petit film suisse passe inaperçu car il révèle un grand talent.
Christine Haas, Paris Match, 6 décembre 2007

Apologie de la fuite (fuir la dinde de Noël, le mal de dos de maman, les silences de papa), se colleter au passé (du monde avec une arrivée symbolique à Auschwitz ou de sa famille), décider de son identité : tels sont les thèmes riches de cette drôle de balade. (...)Une échappée pleine d’humour et une attachante complicité fraternelle.
Virginie Gaucher, Pariscope, 5 décembre 2007

Dans ce voyage intérieur, Lionel retrouve la curiosité candide de l’enfant qui s’éveille au monde. (...) A la fois tendre et intelligent, son film est celui d'un auteur.
Françoise Delbecq, Elle, 3 décembre 2007

Lionel Baier, ce nom est à retenir. Ce jeune cinéaste suisse vient de réaliser un film d’auteur aussi vif qu’original. (...) Ce road-movie drôle, déjanté et subtil est mené tombeau ouvert. On ne demande qu’à repartir.
Jean-Luc Bertet, Journal du Dimanche, 2 décembre 2007

Ce film aborde des sujets complexes (l’identité, la filiation, la mémoire, le désir) avec profondeur mais sans lourdeur. Les personnages d’une réelle intensité se parlent, s’engueulent, se moquent, s’aiment...sans avoir recours à des grandes tirades creuses, ni au pathos qui s’immisce dernièrement dans le jeune cinéma français. Le héros lit “L’Or” de Cendrars, et c’est tel un orpailleur qu’il cherche ses origines. Bref, ça respire, ça palpite, ça vit. Sous le regard amusé, intelligent, amoureux de Lionel Baier. Amusé par la vie, intelligent dans ses choix, amoureux du cinéma. Sans se prendre au sérieux, il fait du cinéma sérieusement. L’autodérision de ce film à petits moyens passe notamment par la musique, lorsque dans un pied de nez à Hollywood, des envolées lyriuques de Ravel surlignent des saynètes en creux ancrées dans le quotidien. Enfin, Lionel Baier et Natacha Koutchoumov font preuve d’une complicité imparable en tant que frère et soeur à l’écran. Ils forment un vrai beau couple de cinéma.
Le Film Français. Les Fiches du Cinéma 2007 : Zoom Exploitation. Décembre 2007

Un road-movie enlevé, mené par un cinéaste et fort joli acteur principal, très à l’aise dans cette comédie grinçante. La cocasserie (parfois hilarante) des situations et le mordant des dialogues n’atténuant jamais une réflexion pertinente sur nos identités (sentimentale, patriotique, politique…). Enthousiasmant.
Xavier Leherpeur, Ciné Live, Décembre 2007

Comme des voleurs (à l’Est), histoire d’identités individuelles, collectives et familiales, ne se présente pas sous la forme d’un pensum moralisateur ou plombant. Il s’agit plutôt d’un réjouissant et fantaisiste jeu de piste, finement écrit et interprété par des acteurs dont l’adhésion au projet et au propos crève joyeusement les yeux.
Arnaud Hée, Critikat.com

Ce deuxième long [est] drôle, pétillant, intelligent et, osons le dire, intéressant ! Une petite perle à ne pas manquer.
Sébastien Mauge, aVoir-aLire.com

Ce qui commence comme une chronique intimiste tournée en DV devient petit à petit un vigoureux voyage vers l’inconnu. Une échappée buissonnière sur les traces des origines et à la découverte de soi. Car COMME DES VOLEURS, comme son nom l’indique, défend l’escapade, le coup de frais libertaire, la transgression des habitudes, au profit de l’accident, dans tous les sens du terme. Avec un budget rikiki, Baier balaie les contraintes pour en faire ses alliées, sur le fond comme sur la forme, et son road movie pétri d’humour fait mouche. On s’amuse à suivre les aventures cartoonesques de ce tandem fraternel qui explose les cadres. Sans lourdeur, l’auteur évoque aussi au détour d’un plan ceux qui n’ont rien, ni papiers ni argent, et à la fin du séjour, on s’est attaché aux personnages et à leur virage vers l’Est. Lionel Baier annonce des opus vers les autres points cardinaux. A suivre de près.
Olivier Pélisson, MCinéma.com


Articles suisses

« Un film inventif au point qu’il y a au moins une bonne idée dans chaque séquence, parfois même une dans chaque plan. Baier, dans son deuxième film de fiction, raconte une histoire, décrit des personnages frémissants de vie et surprenants. Il fait confiance au spectateur qui est ainsi invité à imaginer ce qui se passe entre deux scènes sans qu’il soit nécessaire de tout dire. Il est lui-même fort bon acteur, sensible à l’attente de ceux dont il est proche et qu’il rencontre. »
Freddy Landry, L’événement syndical, 29.11.2006

« Poème inspiré, journal intime, carnet de voyage, ce film transpire une hypersensibilité tangible et authentique. L’humour vient en prime dans cette fantaisie romanesque si rare dans le 7ème art suisse »
24H week-end, 16.11.2006

« Lionel Baier touche du doigt la vérité. Il crée le divertissement, dirait-on, si le terme n’était pas galvaudé par Hollywood. Il est un synthétiseur de rêves. Il est, pour sa génération, l’une des meilleures choses qui soient arrivées au cinéma. »
Laetitia Guinand, Profil, novembre 2006

« Lionel Baier le personnage oscille ainsi entre accès de nombrilisme et délires burlesques, ce qui donne au cinéma de son homonyme un souffle nouveau ».
Stéphane Gobbo, La Liberté, 17.11.2006

« Placé sous les bons auspices de Ravel et Cendrars, ce « road-movie » à nul autre pareil carbure tour à tour à la dérision, à la sincérité, à la tendresse…Tout simplement l’un des meilleurs films suisses de l’année »
Vincent Adatte, L’express, 17.11.2006

« Provocateur, extravagant, excessif, narcissique, le réalisateur s’expose en jouant son propre rôle avec talent. A ses côtés, Natacha Koutchoumov se révèle parfaite en sœur ainée, voyant d’un assez mauvais œil les changements opérés chez ce frère sur lequel elle perd petit à petit le contrôle.
Edmée Cuttat, Tribune de Genève, 16.11.2006

« Archétype d’un cinéma suisse en liberté, ancré à Lausanne (que Baier filme comme personne) mais ouvert sur l’Europe, ce road movie tragicomique est avant tout un authentique film d’auteur . »
Mathieu Loewer, Le courrier, 3.11.2006

« Comme des voleurs se caractérise par un rythme et un langage très personnels, une liberté de ton renvoyant à un manifeste comme A bout de souffle. »
« Dans Comme des voleurs, la Koutchoumov est prodigieuse, vive, passionnée, butée, manipulatrice, exprimant avec une justesse troublante le lien qui unit une sœur à un frère. »
Antoine Duplan, L’Hebdo, 9.11.2006
CCBot/2.0 (http://commoncrawl.org/faq/)